LE POINT SUR LES REGROUPEMENTS DIT "PEDAGOGIQUES"

 

A) Les regroupements "pédagogiques" ont officiellement été initiés et justifiés par les points suivants :

1- l'assurance d’obtenir de meilleurs résultats pédagogiques,

2- la rupture de l'isolement des maîtres et des élèves,

Ces arguments sont faux et ce choix a surtout permis la récupération de postes. L'administration ne l'a jamais reconnu officiellement. C’est grâce à la récupération de ces postes que le ministère a ouvert dans le même temps de nombreuses écoles maternelles, sans que cela ne lui coûte trop cher.

 

B) Il n'a pas été tenu assez compte :

1- du bien-être des enfants : danger, fatigue et tension, générés par les transports.

2- de la place qu'occupe l'école dans le village, en tant qu'outil d'aménagement du territoire (maintien, développement et meilleure intégration de la population, rôle de socialisation, rôle culturel, etc.).

3- de la pollution et du coût du transport,

4- du fait que la présence de l’école au village est une des conditions déterminantes dans le choix d’installation d’une famille et donc de la revitalisation du village.

 

C) De plus, nous savons maintenant que :

1- l'école rurale à plusieurs cours, même en perte d'effectif, obtient des résultats au moins équivalents, voir supérieurs aux classes à un cours, (D.E.P. 1990, CNRS/IREDU 1995)

2- l'isolement, supposé ou réel, peut-être facilement rompu par les regroupements périodiques et/ou les Technologies de l'information et de la Communication Électronique (T.I.C.E.),

3- l'instabilité de ces écoles ou postes peut-être combattue par la mise en place d'un dispositif de contractualisation et le développement d'une formation " classe à plusieurs cours " dans les I.U.F.M.,

4- les petites communes ont du mal à mettre en place le périscolaire nécessaire et qu’il convient que l'état les aide, ainsi que pour remédier aux causes de la désaffection de certains parents ou pour faciliter la construction de logements locatifs.

5- Dans différents départements ruraux, Lozère, notamment, les enfants dès 2 ans sont accueillits en classe unique

 

Conclusion :

Toutes les conditions semblent donc réunies pour que le ministère révise son attitude et :

- cesse de promouvoir les regroupements "pédagogiques" et plus particulièrement les concentrés,

- généralise les expériences de mise en réseau qui se sont avérées satisfaisantes (visioconférence, fax, EMALA, TICE, regroupement périodique, etc.),

- privilégie l’accueil de proximité pour les enfants dès deux ans (création de section maternelle, maternelle itinérante, etc.),

- arrête de proposer des fermetures d’école à classe unique et cherche les moyens de les maintenir,

- accepte et encourage les réouvertures d'école en milieu rural isolé.

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